Rassemblement pour le droit à l'IVG, en soutien aux femmes polonaises

Samedi 08 octobre 14h00

Rassemblement pour le droit à l'IVG libre et gratuit, et en soutien aux femmes polonaises, à l'appel de la Plateforme des Droits des femmes de l'Isère :


le samedi 8 octobre à 14h, place Felix Poulat.

Proposition : Venir vêtu-e-s de noir, apporter des pancartes, aiguilles à tricoter, et cintres !

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La Pologne veut interdire le droit des femmes à disposer de leur corps


Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, près de 22 millions de femmes sont contraintes d’avorter illégalement chaque année dans le monde. Elles sont 47 000 à en mourir et 8,5 millions à souffrir de complications les mettant en danger de mort.

Sans cette liberté fondamentale pour les femmes de disposer de leur corps, l’égalité entre les femmes et les hommes ne peut être atteinte.


Le droit à l’IVG, qui semble parfois acquis en Europe, est en réalité attaqué de toute part. La montée des conservatismes met en péril les acquis durement gagnés par les féministes : en Espagne en 2014, au Portugal en 2015, en Pologne actuellement.


Le parlement polonais vient d’adopter un projet de loi visant à interdire l’avortement et à le rendre passible d’une peine de prison, durcissant ainsi une loi déjà très restrictive. Les forces conservatrices à l’œuvre dans le pays ont abouti à un changement législatif au mépris du bien-être et des droits fondamentaux des femmes polonaises.


Alors que l’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur présente dans les traités fondateurs de l’Union Européenne, la liberté des femmes à disposer de leur corps n’est toujours pas une réalité : à Malte, l’avortement reste interdit et l’accès aux contraceptifs limité ; en Irlande, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de mise en danger de la vie de la mère.

L’Union Européenne doit garantir à toutes les femmes l’accès à l’avortement : il doit devenir un droit effectif, inscrit dans la Charte européenne des droits fondamentaux.


En France, malgré des mesures très positives pour défendre le droit à l’IVG (suppression du délai de réflexion et remboursement à 100% notamment), la fermeture de 130 centres IVG en 10 ans complique le parcours des femmes voulant avorter. Nous demandons les moyens nécessaires à une véritable application du droit à l’IVG pour toutes les femmes, quelle que soit leur situation économique et sociale.


Il ne suffit pas de faire reculer les conservateurs pour que les libertés progressent : il est aujourd’hui capital que l’Etat se donne les moyens de mener une véritable politique d’éducation à l’égalité et à la sexualité dès le plus jeune âge, afin que l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que la liberté de choix puissent devenir une réalité.


Par sororité féministe et internationale, défendons le droit d'accès à l'IVG pour toutes et partout !