Journée mondiale du souvenir trans (TdoR)

Mardi 20 novembre 08h00 : événement sur la journée

Le 20 novembre est la Transgender Day of Remembrance, la journée mondiale du souvenir trans, une journée en souvenir des personnes assassinées à cause de la transphobie. Cette journée a aussi comme objectif d'attirer l’attention sur les violences endurées par la communauté trans.

À Grenoble, l'association RITA (Ressort Intersexe et Trans en Action) appelle à un rassemblement :

"Ce 20 novembre 2018 nous commémorons nos mort·e·s, mis·e·s de côté, oublié·e·s, piétiné·e·s, abusé·e·s, suicidé·e·s, assassiné·e·s, héroïnes et héros de nos luttes.

Nous ne laisserons pas tomber nos mort·e·s dans l’oubli, nous nous rassemblons pour signifier notre colère et notre indignation : on meurt de transphobie, encore aujourd'hui.

20 novembre 2018, jour de souvenir international, nous restons déterminé·e·s face à la transphobie omniprésente. Nous ne lâchons pas le combat et continuons de dénoncer les discriminations, les violences, la transphobie que nous vivons au quotidien.

Ce jour contribue à nous constituer non seulement en tant que communauté solidaire, où nous luttons les un·e·s avec les autres.

Vue l'actualité politique internationale, et face à l’injustice, il est fondamental de se souvenir :

• de Vanessa Campos, travailleuse du sexe péruvienne assassinée à Paris en août. Ce meurtre a laissé indifférents les pouvoir politiques qui se réfugient derrière l'argument hypocrite de la protection des travailleu·r·ses du sexe pour défendre la loi de pénalisation des clients – instrument au service de la gentrification et de la répression des "indésirables" que nous sommes.

• Du sort que subissent les migrant·e·s trans et intersexes, frappé·e·s de plein fouet par la nouvelle loi Asile et Immigration, dans leur dignité et leur accès aux titres de séjour nécessaires à leur sécurité et à leur survie.

Au manque de prise en considération des multiples facteurs linguistiques, financiers et sociaux qui compliquent déjà le processus de demande d'asile, s'ajoutent désormais la restriction des modalités de recours, l'allongement de la durée de rétention et l'institutionnalisation de la brutalisation.

Nous nous rappelons que sur bien des aspects ce classisme, ce racisme et cette putophobie ne font que cautionner la transphobie et justifier des mesures qui portent atteinte aux Droits Humains.

La transphobie c’est des assassinats passés sous silence, des suicides, des vies mises au rebut par la société. C’est le rejet des personnes trans, qui manquent d’accès au système de santé minimum, qui sont exposé.e.s aux violences institutionnelles. C’est des récits de vies ramenés à une subjectivisation visant à les nier et à les pathologiser, jusqu’à la psychiatrisation de nos vies. C’est des discours biopolitiques qui nous objectivisent et nous invisibilisent.

La transphobie, c’est votre silence face à ces injustices, dans cette société hétéropatriarcale, raciste, sexiste, sérophobe et putophobe.

Nous exigeons d'être écouté·e·s et soutenu·e·s dans nos luttes et de rester au centre des discussions qui nous concernent.

RIEN SUR NOUS SANS NOUS !"

À 17h30

Place Félix Poulat
Grenoble

Vous voulez en savoir davantage sur la transphobie à Grenoble ? Vous pouvez contacter le centre LGBTI de Grenoble ou l'association RITA.