Verdict du procès en appel du Postillon

Lundi 30 janvier 14h00

Début 2016, le maire de Pont-de-Claix et président de la Métro, Christophe Ferrari, et sa directrice de cabinet, Yveline Denat, portaient plainte pour injure et diffamation contre un article du journal Le Postillon de décembre 2015 : Le système Ferrari à plein régime, Pont-de-Claix entre pistons, dérapages et mauvais goût

La première phase du procès s'était déroulé le 29 juin au tribunal correctionnel de Grenoble. Le Postillon reconnaissait une seule erreur dans son article : Il affirmait que Christophe Ferrari avait augmenté son salaire de maire depuis 2014, alors que ce dernier l'avait en fait diminué. Accusant Le Postillon d'être un "colporteur de ragots", un "relais des aigris et des mécontents", l'avocat de l'accusation avait réclamé 5 000 € de dommages et intérêts pour Christophe Ferrari, 10 000 € pour Yveline Denat. Fait étonnant, la représentante du parquet (Ministère de la Justice) n'avait fait aucune réquisition, s’en remettant à la décision de la cour.

Le Tribunal avait rendu son verdict le 26 septembre : Le Postillon et son directeur de publication ont été déclarés "coupables" et condamnés à verser "2 000 euros d’amende, dont 1 000 avec sursis", à "publier en une du journal et sur son site internet le jugement", à verser également "2 000 euros de dommages-intérêts à Yveline Denat", plus "1 500 euros de dommages-intérêts à Christophe Ferrari", plus "1 200 euros chacun pour le remboursement de leurs frais de justice". Au total : 6 900 euros, plus 1 000 euros avec sursis.

Le Postillon a fait appel de ce verdict. Un second procès a eu lieu en fin d'année 2016. Le verdict sera rendu par la Cour d'appel de Grenoble à 14h ce 30 janvier.