Rassemblement contre les expulsions suite au Plan Grand Froid

Vendredi 03 février 11h30

Ce lundi 6 février au matin, plusieurs dizaines de personnes -dont des familles avec enfants- seront mises à la rue, après avoir été hébergées dans des gymnases pour cause de "grand froid" et ensuite dans des hôtels. La Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants (qui regroupe 25 organisations associatives, syndicales et politiques) appelle à dénoncer cette politique d'hébergement ou plutôt de non hébergement à courte vue et rappelle qu'été comme hiver, toute personne a droit à un toit. Et qu'il est absolument insupportable et inadmissible que dans un pays dit "développé" comme le nôtre il ne soit pas - nous dit-on- possible d'assurer un hébergement pérenne.

Pour manifester l'opposition à ces mises à la rue lundi prochain, un rassemblement s'organise ce vendredi 3 février à 11h30 place de Verdun à Grenoble

Le vendredi 27 janvier, des rassemblements de protestation avaient déjà eu lieu devant les trois gymnases d'hébergement d'urgence

Les mesures pour l'hébergement d'urgence des milliers de personnes sans toit sont scandaleusement insuffisantes, comme l'explique Jo Briant, l'un des piliers du Centre d'Informations Inter-Peuples :

"Cela fait plus de 20 ans que nous sommes un certain nombre d'Isérois-es, militant-e-s associatifs ou simples citoyen-ne-s, à dénoncer cette gestion aberrante de la température. Il faut qu'il fasse au moins 7 degrés au dessous de zéro pour qu'on ouvre en catastrophe un, deux, trois gymnases... le temps, vite venu, que la température remonte quelque peu. Et qu'on ne dépasse pas les 500 morts annuels de la rue. Même si on sait bien qu'une femme, un enfant, un homme a besoin d'un toit toute l'année.

Or faut-il rappeler que dans l'agglomération grenobloise au moins 1500 personnes- dont des familles avec enfants- sont exclues de l'hébergement hivernal ? Au-delà des chiffres et des arguties : comment l'Etat français - dont on nous rappelle sans cesse avec fierté qu'il représente la cinquième puissance du monde - est-il incapable d'assurer un toit à ses citoyen-n-es, quelle que soit leur origine ? Voilà le scandale. Oui, j'ai honte pour mon pays dont les autorités sont incapables d'assurer ce minimum d'humanité - si vital à la survie-  qu'est un toit. Tout le reste n'est que pauvre littérature...

Jo Briant, un homme en grande colère"

L''Assemblée des locataires, des mal logé-es, des sans logement organise également son assemblée hebdomadaire ce vendredi 27 janvier à 17h30 au 6 rue Jay à Grenoble