Appel à la grève et au blocage des lycées

Jeudi 13 décembre 06h00 : événement sur la journée

Les lycéen-ne-s en lutte contre les politiques jeunesses du gouvernement (Parcoursup, hausse des frais d'inscription, retour du service obligatoire, précarisation...) appellent à la grève et au blocage des lycées.

Depuis le 30 novembre, des lycéen-ne-s manifestent et font grève un peu partout en France contre les politiques jeunesses du gouvernement. À Grenoble, plusieurs centaines de lycéen-ne-s ont manifesté les 3, 4 et 5 décembre. Les lycées Vaucanson et des Eaux Claires ont été bloqués.

Les mardis 4 et 5 décembre, les CRS ont violemment affronté des manifestant-e-s dans les rues de Grenoble, en particulier sur le cours Jean Jaurès où des vitrines ont été brisées.

Selon le Dauphiné Libéré, une lycéenne de 16 ans du lycée Jean-Jaurès a été gravement blessée au visage par un tir de flash-ball. Elle aurait subi une importante opération chirurgicale au CHU.

Au moins six lycéen-ne-s ont été interpellé-e-s pour "jets de projectile".

Est-ce le début d'une grande lutte lycéenne, en convergence avec le réveil des luttes étudiantes et le mouvement des Gilets jaunes ?

Prochaine manifestation lycéenne : jeudi 6 décembre à midi sur le campus

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Voici un texte d'appel à descendre dans la rue de l'Union Nationale Lycéenne (UNL) :

"La politique ultra-libérale portée par le Président de la République E. Macron, au mépris des citoyen.ne.ns, n’a fait que les précariser davantage.

Casse des droits des travailleu·se·r·s, hausse de la CSG, mise en concurrence des ambulanciers. L’augmentation des taxes carburant est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le gouvernement entend faire payer plus à celles et ceux qui, faute d’accès aux transports en commun, sont contraint.e.s d’user de leur voiture pour se rendre au travail, à l’école, accomplir les tâches du quotidiens. Il aurait ainsi été plus pertinent, au nom de l’écologie, de développer les transports en commun, et de ne pas mener une réforme SNCF mettant à mal notre réseau ferroviaire.

Finalement, la colère générale qui émane est légitime à prendre la rue et à se faire entendre. Les lycéen.ne.s tiennent à rappeler que la jeunesse aussi est en colère, car depuis un an et demi elle est attaquée, bafouée, oubliée, humiliée, une simple variable d’ajustement pour le gouvernement. La sélection à l’université a laissé des milliers de lycéen·ne·s sans université au début de l’année scolaire. La réforme du baccalauréat et du lycée impose un lycée à la carte mais accroît les inégalités.

La réforme de la voie professionnelle offre de la main-d’oeuvre gratuite et docile au patronat. Depuis le début du quinquennat, nous avons réclamé un investissement dans l’éducation. En guise de réponse nous avons perdu 2650 postes d’enseignant•e•s dans le secondaire. Pourtant, le Gouvernement est en capacité de débloquer 3 milliards d'euros dans un Service National Universel (SNU) rejeté par l'ensemble des organisations de jeunesse françaises. Nous remettons sérieusement en question la cohérence du Gouvernement

Notre droit à l’accès à l’éducation est attaqué ; notre droit à l’avenir est remis en doute, notre liberté de choix est entravée. A travers ces réformes lycéennes, le gouvernement ne fait qu’accroître la reproduction des inégalités sociales, et appauvrir les lycéen.ne.s.

Puisque notre avenir se joue maintenant, que nous ne voulons plus le voir se détruire par des politiques hors sol, nous appelons à nous mobiliser. Nous ne voulons plus être les ignoré·e·s de ce quinquennat. Nous exigeons que le Gouvernement respecte et suive l’avis des jeunes dans leur réforme. Notre système éducatif est à améliorer, mais cela doit se faire au travers de politiques adaptées, qui doivent passer en amont par :

-L’abrogation de la loi ORE, de la sélection à l’entrée de l’université,

-La suppression de la réforme du baccalauréat et du lycée,

-La suppression de la réforme des lycées professionnelles

-L’annulation du projet du SNU,

-Un budget à hauteur des moyens afin de créer les infrastructures nécessaires à l'accueil de tou·te·s les lycéen·ne·s, mais aussi de postes d’enseignant·e·s, d’AED, de CPE ect"

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