Décès à Villeneuve : Communiqués du FUIQP et du DAL

12/05/2020

Jeudi 7 mai, un homme de 36 ans a chuté du treizième étage d'un appartement de la Villeneuve en tentant de fuir la police.

Suite à ce drame et à son traitement médiatique dans le Dauphiné Libéré, voici le communiqué du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires de Grenoble :

"JEUDI 7 MAI 2020 : DÉCÈS À VILLENEUVE

Cette après-midi, jeudi 7 mai 2020 dans le quartier de la Villeneuve au sud de Grenoble, un homme est mort suite à une intervention de la police.

Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires 38 adresse ses plus sincères condoléances à la famille du défunt.

Nous déclarons notre solidarité avec les proches de la victime et demandons qu'une enquête soit ouverte afin d'établir la vérité sur les circonstances de ce drame.

Nous dénonçons vivement l'article du Dauphiné Libéré paru ce jour.

Encore une fois, la machine médiatique s'empresse de salir la victime avant même qu'une enquête soit ouverte, cautionnant sans réserve une version certainement issue des forces de l'ordre.

Comment un journaliste, quelques heures après le décès d'une personne dans de telles circonstances, peut-il écrire un article à charge contre cette même personne ? Sans citer ses sources, sans utiliser le conditionnel, en se permettant même de la qualifier de « fuyard » .

Faut-il encore rappeler que les combats exemplaires pour la Vérité et la Justice des familles de victimes ont systématiquement démontré, par des contres expertises médico-légales et balistiques factuelles que les versions policières étaient des tissus de mensonges ?

Comme d'habitude, quand, suite à une intervention de la police, une personne meurt dans un quartier populaire, c'est elle qui est coupable.

Ce type d'article participe pleinement de la violence que subissent depuis des décennies les habitant.e.s des quartiers populaires.

Depuis le début du confinement les violences policières, contrôles au faciès et harcèlements policiers se multiplient contre les habitant.e.s des quartiers populaires, les personnes exilées, sans-papiers, les personnes immigrées et leurs descendant.e.s, faits pourtant invisible dans les médias.

Un système qui méprise à ce point la vie d'une partie de sa population ne pourra s'étonner que sa violence se retourne un jour contre lui.

UNISSONS-NOUS POUR NOUS PLUS SUBIR

VÉRITÉ ET JUSTICE POUR TOUT.E.S

SANS JUSTICE, PAS DE PAIX"

Voici également les interrogations du l'association Droit Au Logement Isère :