Un samedi interluttes

16/01/2020

Légalisation des drones policiers, marche forcée vers la vidéo-reconnaissance faciale, limitation du droit de filmer des violences policières, soutien des milices privées...

Vous ne voulez pas de la loi dite de "Sécurité globale" et ses mesures liberticides sans précédent ? Ni de la LPR et de la loi Séparatisme ?

Samedi 16 janvier à 14h, une nouvelle manifestation interluttes s'organise au départ du Palais de la place de Verdun

Après le succès de la mobilisation samedi 5 décembre (1 500 à 2 000 personnes selon la CGT) et samedi 28 novembre (5 000 manifestant-e-s à Grenoble selon la CGT, 2 800 selon la Préfecture), est-ce le début d'un mouvement social capable de faire plier le gouvernement ? 200 000 à 500 000 personnes ont également manifesté en France lors de ces manifestations, ce qui était exceptionnel en plein confinement.

Voici l'appel à manifester :

"Depuis longtemps des collectifs de victimes des violences policières se défendent et s’organisent. En plus du retrait de la loi de sécurité globale, leurs propositions sont nombreuses : arrêt de la clef d’étranglement et du placage ventral, fin de l’utilisation du LBD et des grenades de désencerclement, révocation du Préfet Lallement …

Alors que le collectif Urgence Notre Police Assassine a développé une application pour filmer les violences policières afin de permettre aux nombreuses victimes ou leurs familles en cas de décès d’obtenir vérité et justice, l’article symbolique de cette loi, le n°24, est une réponse conçue sur mesure par les syndicats de police décidés à invisibiliser ces violences, incarnant de facto un racisme d’État. Filmer permet de contrer les faux témoignages de la police, comme dans le cas du producteur de musique Michel Zecler.

Comment ne pas voir que « la guerre des images » revendiquée par le rapporteur de la loi, Jean Michel Fauvergue, ancien patron du Raid, est bel et bien une guerre contre la population, et particulièrement les personnes qui luttent pour leurs droits : exilé.es, racisé.es, précaires… La loi prévoit en effet que les policiers puissent garder leurs armes de service en toute situation, un élargissement des pouvoirs de la police municipale et du personnel de sécurité privée, l’usage généralisé de caméras et de drones dans le cadre du maintient de l’ordre.

Si le gouvernement s’obstine à ce point dans son offensive sécuritaire, c’est parce qu’il mise sur la force pour imposer de nouvelles attaques contre nos droits sociaux et nos services publics. Cet objectif transparaît également dans la loi de Programmation de la Recherche (LPR) qui criminalise les mobilisations étudiantes en même temps qu’elle précarise les statuts et financements des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. Adopté vendredi 20 novembre, le texte confirme la volonté du gouvernement de renforcer la répression des mobilisations étudiantes.

Face à ces attaques anti-démocratiques et autoritaires, nous appelons l’ensemble des partis, associations, syndicats, ONG... à rejoindre la mobilisation pour faire du samedi 16 janvier une journée de manifestation massive et pour exiger le retrait des lois sécurité globale, Séparatisme et LPR. "