Grève des agent-e-s précaires de Grenoble : La vidéo

01/12/2020

Depuis le 10 décembre, les Atsem, animateurs et animatrices, personnel d'entretien et des cantines des écoles de Grenoble sont en grève contre la précarité et pour la dignité.

Vous souhaitez en savoir plus sur cette lutte et les revendications ? Une vidéo explicative de quelques minutes est disponible ici.

Voici également le communiqué de presse du syndicat SUD-CT de la mairie de Grenoble :

"Les salarié.e.s de la mairie de Grenoble travaillant dans les écoles de la ville sont en grève reconductible depuis le 10/12 jusqu'aux vacances de Noël. La restauration scolaire à Grenoble est en désorganisation totale.
 
précarité massive : 75 % des 1199 agent.e.s des écoles sont précaires (temps partiels imposés par l'employeur, CDD horaires ou mensuels, CDD depuis parfois plus de 10 ou 15 ans.

Salaires inférieurs au seuil de pauvreté. Aux temps partiels imposés par l'employeur, il convient d'ajouter que la grille des salaires est la plus basse de la Fonction Publique. Ainsi, beaucoup ont un revenu inférieur au seuil de pauvreté, et ne bénéficient d'aucune participation employeur aux repas, ni mutuelle, ni transports (peu glorieux pour une mairie écologiste). Beaucoup aussi sont exclu.e.s de l'accès aux œuvres sociales.

Épuisement professionnel. Les salarié.es dénoncent leurs conditions de travail insupportables : sous-effectifs constants, charge des tâches toujours croissante, pas ou peu de pauses, management à la pression, harcèlement contre les arrêts maladie,

Ajoutons à cela que ces métiers sont majoritairement féminisés, qui pourrait croire que c'est un hasard que ce soit dans ces services que l'exploitation est la plus intense ?

Interrogé sur le mouvement de grève le 10 décembre sur France Bleu, Éric PIOLLE a tenu des propos dignes d’un dirigeant du Medef. Les salarié.e.s grévistes étaient en colère contre les déclarations indignes du maire.

Éric PIOLLE travestit la réalité : “...nous avons déjà fait beaucoup... nous avons déprécarisé...”.

FAUX – les chiffres parlent : aujourd’hui sur 1199 EMPLOYÉS des écoles, 75% SONT PRÉCAIRES.

Éric PIOLLE culpabilise les grévistes : “en 2h on peut bloquer les repas de milliers d’enfants”.

INDÉCENT – Depuis 5 ans les salarié.e.s se mobilisent, mais la mairie ne lâche RIEN, ou des miettes. Le 17 novembre dernier, 60 % du personnel était en grève, mais toujours rien. La MAIRIE de GRENOBLE EST LA SEULE ET UNIQUE RESPONSABLE de cette situation.

Éric PIOLLE stigmatise les syndicats : “...j’appelle ces 2 syndicats [SUD et CNT], qui sont minoritaires, à regarder l’intérêt général...”.

MALHONNÊTE – la GRÈVE EST MAJORITAIRE : 60% de grévistes le 17 nov dernier. Quant aux syndicats grévistes, ils assistent à toutes les réunions avec l 'employeur, mais ce dernier s'entête et ne cède rien. De nombreux parents d’élèves ont également exprimé leur soutien aux grévistes, ces agent.e.ss qui s’occupent quotidiennement de leurs enfants et défendent l’intérêt général bien qu'étant maltraité.e.s par leur employeur.

Le maire de Grenoble est allé trop loin, au mépris il ajoute cette fois le dénigrement.

Il ignore que les grévistes ne font pas grève par plaisir, ni pour nuire, Ils et elles se battent pour des condition de travail et de vie dignes. Et avec leurs maigres ressources, la grève leur coûte cher. Ils et elles méritent le respect. Eric PIOLLE ne cède rien aux grévistes, mais ouvre des négociations avec les syndicats n’appelant pas à la grève, mais quelles sont donc ces méthodes rétrogrades ?"

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