Prochaine manifestation inter-luttes : Mercredi 25 avril

19/04/2014

Mercredi 25 avril, les étudiant-e-s et les lycéen-ne-s de Grenoble en lutte appellent à une grande journée de grève, de manifestation et de convergence des luttes contre le gouvernement du président Macron et les violences policières. L'appel s'adresse aux fonctionnaires, usagers et usagères des services publics, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, précaires et mécontent-e-s des politiques menées par le gouvernement.

Voici le texte d'appel à manifester :

"Face aux attaques de Macron et son gouvernement :
- Casse du service public
- Sélection à l’entrée de l’université
- CRS réprimant les lycéen.ne.s et les étudiant.e.s
- Casse du bac national et anonyme
- Reforme du bac pro qui vend l’éducation aux entreprises

Face au mensonge médiatique et au mépris du gouvernement, organisons une riposte unitaire !"

À 10h

À la gare de Grenoble

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Rappelons qu'à Grenoble, la manifestation du jeudi 19 avril a rassemblé plus de 2 000 manifestant-e-s. Celle du 22 mars a rassemblé environ 10 000 manifestant-e-s selon les syndicats, 5 500 selon la Préfecture. En France, 300 000 à 400 000 personnes ont manifesté le 22 mars.

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Le 22 mars, une large intersyndicale appelait à une grande journée de grève, de manifestation et de convergence des luttes entre fonctionnaires, usagers et usagères des services publics, étudiant-e-s, précaires et mécontent-e-s des politiques menées par le gouvernement.

Voici l'appel à manifester lancé par le syndicat CNT Isère :

"Pour les services publics, contre la précarité, le management et la misère : organisons la riposte !

C’est à se demander ce qu’on attend ! La destruction décomplexée du droit du travail, l’assèchement délibéré des caisses de la sécurité sociale, la sélection des étudiant-e-s à la fac, la destruction de tous les services publics et la précarisation pour les fonctionnaires et les cheminots… le tout saupoudré des provocations d’usage : suppression de l’ISF, grappillage de 5€ sur les APL… Le catalogue des mesures ouvertement anti-sociales n’en finit pas de s’allonger. La riposte sociale, c’est pour quand ?

Les services publics sont à nous, nous les faisons vivre, il faut les défendre !

Nous, travailleurs et travailleuses des services publics, avons à cœur nos missions d’utilité sociale. Santé, éducation, mobilité, solidarité sociale … échappent encore largement aux lois de la concurrence, de la rentabilité, de la sélection par le fric. Nous sommes expert-e-s de notre travail et nous sommes les agents de la stabilité et de la continuité de l’œuvre sociale que sont les services publics, construits à force de sacrifices et de combats sociaux. Nous n’avons aucunement l’intention de laisser cet édifice commun aux mains des opportunismes politiques ou des appétits financiers. Nous sommes, dans notre travail quotidien et dans nos luttes collectives, les garant-e-s de l’intérêt général.

Fonctionnaires et usager-e-s : la solidarité est notre arme !

Les usager-e-s des services publics n’ont rien à gagner d’un passage d’une logique d’intérêt général à une logique du profit et de rentabilité. Nous sommes aujourd’hui face à un véritable projet politique de liquidation totale des services publics, avec remise en cause du statut général de la fonction publique et plan social massif à la clef. Appliquant fidèlement le programme du Medef, ce gouvernement poursuit son objectif : détruire l’ensemble des conquêtes sociales depuis plus de 50 ans, droit du travail, sécurité sociale, services publics, c’est-à-dire toutes les institutions qui apportent quelques limites à l’exploitation capitaliste et à la loi du marché ou faisant valoir la solidarité contre le seul profit. Il continue sa guerre sociale en attaquant toutes les catégories populaires et l’ensemble des travailleuses-eurs : jeunes, chômeuses-eurs, salarié-e-s, agent-e-s de la fonction publique, retraité-e-s.

Toutes et tous en grève le 22 mars !... et après ?

Seule une réponse d’ensemble et une véritable convergence des luttes pourra arrêter ce rouleau compresseur. C’est pourquoi il faut construire un rapport de force, celui de la lutte des classes en bloquant l’économie. Et pour cela, il faut d’abord réussir la mobilisation du 22 mars et préparer sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui suivront. C’est par la grève générale, l’occupation, la réappropriation de nos lieux de travail et de vie, dans la rue que nous gagnerons ! Discutons, échangeons, multiplions les réunions publiques, les assemblées générales, participons aux initiatives unitaires, développons les blocages, occupations.

Toutes et tous en grève le 22 mars ! Luttons ensemble !"