Mairie de Grenoble, Église St-Jacques : Incendies volontaires

06/10/2019

La nouvelle est tombée ce lundi 7 octobre : l’incendie qui a détruit lundi 30 septembre au matin la salle du conseil municipal de la mairie de Grenoble serait un acte volontaire. Selon le Parquet de Grenoble, des traces de supercarburant ont été détectés par la police scientifique.

Pour l'instant, aucun texte revendicatif n'a été publié.

Le mardi 8 octobre, le Parquet de Grenoble a également annoncé que l'incendie de l'Église Saint-Jacques, le 17 janvier dernier, serait également volontaire. Là aussi, des traces de supercarburant ont été retrouvées.

Cet incendie avait été revendiqué sur Indymedia Grenoble, mais les autorités avaient officiellement conclu à un accident.

Après le CCSTI, 11 véhicules d'Enedis, plusieurs bâtiments et véhicules de la gendarmerie de Grenoble puis de Meylan en 2017, du matériel de chantier carcéral de la société Eiffage en 2018, les locaux de France Bleu Isère et 8 véhicules EDF en 2019, l'incendie de l'Église Saint-Jacques et de la mairie de Grenoble s'ajoutent à la désormais longue liste d'action directe par le feu dans l'agglomération grenobloise.

Les moyens discrets mais exceptionnels (filatures, écoutes, infiltrations, profilages...) déployés depuis 2017 par le Ministère de l'intérieur pour retrouver les incendiaires vont-ils aboutir à des procès retentissants ? Comment la répression policière va-t-elle se déployer ? Quelles seront les conséquences sur les milieux contestataires de l'agglomération ?

À suivre...