La MC2

Maison de la culture

La Maison de la culture de Grenoble, surnommée le Cargo, a été construite en 1968 à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver. Rénovée en 2004, elle a été rebaptisée MC2. Elle dispose d’une grande salle de spectacle de 1028 places, d’une plus petite de 244 places, d’un studio d’enregistrement et de plusieurs studios de répétition. Il s’agit d’un établissement public de coopération culturelle, subventionné par le ministère de la Culture et de la communication, la ville de Grenoble et le Conseil général de l’Isère.

En 2016, la MC2 a organisé près de 250 spectacles, accueillant plus de 110 000 spectateurs et spectatrices. Son budget était d'environ 13 millions d'euros. (1)

En décembre 2016, la Chambre Régionale des Comptes a rendu un rapport très critique sur la gestion de la MC2 entre 2004 et 2014 : avantages financiers très "généreux" accordés au directeur, absence d'objectifs et d'indicateurs de résultats, absence de projet artistique jusqu'en 2012, gestion financière discutable, défaut de "gouvernance" du Conseil d'Administration, etc. (1)

Dans les années 2000, la MC2 a fait l’objet de vives critiques de la part de certains collectifs artistiques, politiques et culturels grenoblois. Ces critiques pouvaient être résumées ainsi :

  • « La MC2 est élitiste » : officiellement, elle est destinée à tous les publics. Dans les faits, de par sa programmation et ses tarifs, le public de la MC2 est principalement constitué de personnes à capital culturel ou économique élevé, professeurs, ingénieurs, cadres, etc.
  • « La MC2 étouffe les autres espaces culturels » : sa rénovation a coûté plus de 40 millions d’euros, son budget de fonctionnement est de plusieurs millions d’euros par an. Ce taux de subventions publiques est énorme par rapport à ce que reçoivent les autres espaces culturels grenoblois, les MJC, les théâtres, les associations artistiques ou les salles de quartier.
  • « La MC2 sert le pouvoir municipal » : elle fait partie d’une politique électoraliste visant à renforcer le prestige du pouvoir municipal, dans la lignée des grands projets lancés depuis 2004 : Minatec, le stade des Alpes, le projet Giant, etc. Par ailleurs, elle n’accueille que des évènements apolitiques ou favorables aux intérêts du pouvoir municipal, contrairement à de nombreux autres espaces culturels grenoblois qui programment régulièrement des conférences, des spectacles, des manifestations parfois très critiques vis-à-vis des pouvoirs en place.

Pour plus de détails sur ces critiques datant des années 2000, nous vous recommandons le texte €=MC2 diffusé en 2004.

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Sources :

(1) Dauphiné Libéré, 10/03/2017

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