Le 38, centre social Tchoukar

Squat d'activités

Le 38, également appelé Lieu commun ou Centre social Tchoukar, est une ancienne école du quartier Saint-Bruno squattée depuis février 2015, pour y développer de nombreuses activités collectives et politiques. Les locaux appartiennent à la mairie de Grenoble et à différents propriétaires privés.

Le 38 propose des ateliers d'arts plastiques, des cours de musique, des projections de films, des ateliers de "clown activisme", des ateliers de jardinage, un cantine collective, des séances de Shiatsu et de yoga, une zone de gratuité, des cours d'espagnol, des ateliers-vélo, des ateliers couture, une salle de réunion, une salle informatique, une laverie, une salle insonorisée pour les répétitions musicales, etc.

Voici les raisons pour lesquelles un collectif a décidé de squatter ce bâtiment :

"Nous pensons que pour vivre, notre quartier doit conserver et créer des espaces d’activités. En particulier pour y développer des activités solidaires, qui répondent aux besoins des habitants, surtout ceux qui galèrent, et surtout ceux qui ne se résignent pas à survivre. La proximité de Saint Bruno avec la Presqu’île scientifique attire toujours plus d’ingénieurs et de cadres à hauts revenus. Elle fait monter les loyers et le coût de la vie. À l’inverse, dans ce lieu, nous voulons soutenir les personnes et les familles modestes pour qui il est de plus en plus difficile de rester vivre ici. Nous voulons également combler le déficit de locaux d’activités pour les jeunes du quartier.

Pourquoi a-t-on décidé de faire revivre cet endroit ?

Parce qu’on n’attend rien des programmes politiques et de ceux qui les font. Ils peuvent nous mettre des moutons à la Bastille et du bio à la cantine, mais ils sont incapables de faire baisser les loyers, ou de répondre à nos besoins réels.

Parce que vous en connaissez beaucoup des endroits gratuits et ouverts sur le quartier, des endroits où l’on peut manger, s’informer, se rencontrer, laver ses chaussettes, ... et tout ça sans passer à la caisse ?

Parce qu’on part des problèmes réels. On ne veut pas seulement survivre, et si la vie est un tas de problèmes, on préfère les résoudre collectivement. Ici, on fait le choix de la solidarité, et non de l’individualisme dans lequel ce monde mijote. C’est pour cela que nous mettons en place des activités centrées sur la solidarité entre voisins, habitants du quartier, et, à notre mesure, pour faire face aux problèmes du quotidien. Au 38, on vient y apporter de l’énergie, de la récup’, du temps, et on le met en commun.

Parce qu’en mettant nos problèmes et nos forces en commun, on peut dépasser les problèmes du quotidien, et inventer d’autres manières de vivre. C’est pour cela que dans cet endroit, on croisera aussi des questions plus larges, et on pourra entendre la voix de ceux qui résistent à des politiques ou des projets infâmes, ici ou ailleurs.

Le collectif du 38"

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