Air Rhône Alpes (Atmo)

Surveillance de la qualité de l'air

L’association Air Rhône Alpes mesure ou estime les différents polluants présents dans l’atmosphère, aux fins d’élaborer une cartographie fiable de la qualité de l’air en Rhône Alpes.

La pollution atmosphérique est mesurée selon trois méthodes :

  • des stations de mesure fixes : celles-ci analysent en permanence et sur le long terme les quatre principaux polluants de référence : le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre, les particules en suspension et l’ozone. L’emplacement de ces stations est disponible sur le site d’Air Rhône Alpes ;

  • des stations de mesure mobiles : elles sont utilisées pour réaliser des campagnes de mesures ponctuelles de pollution atmosphérique (sur une place de Grenoble, sur la proximité d’une ligne de tram, près d’une entreprise, etc. ). Les prélèvements sont analysés en laboratoire, l’association disposant d’un laboratoire à Grenoble, d’un autre plus important à Lyon, et d’un laboratoire transrégional situé à Strasbourg pour l’examen de certains prélèvements spécifiques ;

  • un système de modélisation informatique : Air Rhône Alpes rassemble et compile sur un puissant logiciel informatique de très nombreuses données du territoire : l’historique des mesures de pollution atmosphérique, le trafic automobile, les emplacements des sources de pollution (industries, commerces, zones agricoles, etc. ), la topographie, la météo, les vents, etc. À partir de toutes ces informations, elle réalise des cartographies estimant la qualité de l’air en un point donné. Elle peut également estimer l’évolution de cette pollution dans le temps, à des fins de prospective. Il s’agit à notre connaissance de la base de données la plus complète et la plus précise à ce jour sur la qualité de l’air en Rhône Alpes.

Qui contrôle les mesures effectuées ?

Le ministère de l’environnement, à travers le Laboratoire central de la qualité de l’air (LCQA, http : //www. lcsqa.org), effectue des contrôles sur la fiabilité des appareils de mesure d’Air Rhône Alpes.

Les mesures de pollution sont-elles publiques ?

Les informations relevées et rassemblées par Air Rhône Alpes sont publiques sur leur site internet. Une infolettre trimestrielle, un serveur vocal et des conférences de presse complètent ce dispositif.

Qui contrôle Air Rhône Alpes ?

Les orientations générales et le plan d’activité d’Air Rhône Alpes sont décidés par un conseil d’administration rassemblant quatre collèges d’adhérents :

  • Collège 1 : l’État, par l’intermédiaire des préfectures, de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) , des Directions départementales des territoires, de l’Agence régionale de santé, du ministère de l’environnement, etc.

  • Collège 2 : les collectivités territoriales : le Conseil régional, le Conseil général, des communautés de communes, des communes, etc.

  • Collège 3 : une centaine d’entreprises et d’industriels, dénommés’ ’Grandes Sources ponctuelles’ ’en termes d’émissions de polluants atmosphériques : les aéroports de Lyon, Areva, Arkema, Lafarge, GEG, Michelin, Dalkia, Vicat, Sanofi, etc.

  • Collège 4 : une vingtaine d’associations, notamment environnementales et de défense des intérêts des consommateurs (la FRAPNA, UFC Que choisir, etc. ), plusieurs universités, et quelques scientifiques et professionnels de santé.

Chaque collège dispose d’un poids égal en termes de pouvoir de décision.

Au total, l’ensemble de ces collèges rassemble plus de 300 institutions, entreprises, associations ou personnalités publiques.

Qui finance Air Rhône Alpes ?

L’association Air Rhône Alpes est financée à parts égales par les membres des trois premiers collèges. Les entreprises participent au financement à travers la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) qui, en vertu du principe pollueur-payeur, peut être versée sous forme d’un don libératoire auprès d’Air Rhône Alpes plutôt qu’à l’État. Le budget de l’association est d’environ 7 à 8 millions d’euros par an.

Comment est née Air Rhône Alpes ?

En 1996, la loi sur l’air (dite loi Lepage) confie à des associations l’évaluation de la qualité de l’air aux fins de donner des gages d’indépendance de l’information suite aux mensonges de l’État français concernant la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. À Grenoble, cette activité est confiée à l’association Ascoparg. Suite au Grenelle de l’environnement, les six associations auxquelles incombait cette charge en Rhône Alpes ont fusionné au sein de l’association régionale Air Rhône Alpes. Celle-ci comprend plusieurs antennes locales et emploie au total plus d’une soixantaine de personnes.

Quels sont les questionnements que soulève Air Rhône Alpes ?

Les activités de l’association Air Rhône Alpes soulèvent des questionnements et des réflexions critiques, que l’on pourrait résumer ainsi : ce dispositif de contrôle de la qualité de l’air est-il adapté aux enjeux sociétaux de la préservation de l’environnement et de la santé de la population ? Les normes réglementaires sont-elles en particulier suffisamment exigeantes ? Suffisamment d’efforts sont-ils réalisés pour vulgariser les informations récoltées par Air Rhône Alpes, et les rendre accessibles au plus grand nombre ? Pour améliorer la qualité de l’air, la présence de l’État et d’industriels dans ce type de structures est-elle un facteur de volontarisme ou d’inertie politique ?

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