A480 : Dernière permanence de l'enquête publique

Vendredi 12 janvier 14h00

A480 : La dernière permanence du dernier jour de l'enquête publique aura lieu à la Mairie de Grenoble le vendredi 12 janvier 2018 de 14h à 17h. C'est l'occasion ultime de donner son avis.

Le dossier d’enquête est disponible sur le site internet de la préfecture.

Pour donner son avis et participer à l'enquête publique, il est aussi possible d'envoyer un mail à enquetepubliquea480rondeau@orange.fr

Les habitant-e-s peuvent aussi donner leur avis sur des registres à Échirolles, Fontaine, Grenoble, Saint-Égrève, Saint-Martin-le-Vinoux, Sassenage, Seyssinet-Pariset et Seyssins.

Si la majorité des avis sont défavorables, le chantier pourrait être remis en question ou remanié.

Cette enquête publique fait l'objet de vives critiques, en particulier pour ses informations biaisées :

- Elle ne détaille pas le contenu de l’accord secret signé en 2015 entre l’État et AREA, rendu public en septembre dernier. Cet accord est pourtant essentiel : Il précise comment AREA compte rentabiliser ses 300 millions d'euros d'investissement par l'augmentation des trafics aux péages de Voreppe et sur l’A51, de l'ordre de 8 à 16 % d'ici 2030. L’enquête publique affirme pourtant qu’il n’y aura pas d'augmentation des trafics aux extrémités de l’A480.

- Elle n'étudie pas la possibilité d'une limitation permanente de vitesse à 70 km/h sur la portion centrale de l'A480, pourtant suggérée dans le protocole d’intention de novembre 2016 entre l’Etat, la Métro, le département et AREA. Le projet d'une voie spécialement réservée aux transports publics ou au covoiturage est également absent.

Les 700 pages du dossier d'enquête apportent cependant des informations saisissantes sur l'agglomération, en particulier sur l'usage actuel des voitures. On y apprend par exemple que plus de 90 % des 100 000 véhicules passant chaque jour sur le Rondeau ne comportent aucun passager.

Notons que pour des travaux d'une telle envergure, l'État organise généralement des débats publics contradictoires supervisés par la Commission National du Débat Public, une procédure bien plus transparente et équilibrée. Area a réussi à y échapper suite aux accords secrets signés entre les concessionnaires autoroutiers et l'État en 2015.

Pour plus de détails, nous vous recommandons cet article de l'ADES : Retours sur l'enquête publique de l'A480 et le dossier spécial A480 d'Ici Grenoble.