Centre pénitentiaire de Grenoble-Varces

Peines de prison ou de semi-liberté

Inauguré en 1972, le Centre pénitentiaire de Grenoble-Varces est lié au tribunal de grande instance (TGI) de Grenoble. Sa compétence est étendue aux juridictions de Valence, de Chambéry et de Lyon, en fonction des nécessités des instructions ou des directives ministérielles.

Le Centre pénitentiaire emprisonne des prévenus en attente de jugement et des condamnés dont la peine restant à purger est inférieure à un an. Un quartier pour mineurs de 20 places a été construit en septembre 2005.

Le Centre dispose également d'une antenne à Grenoble, au 51 rue Abbé-Grégoire : le Centre de semi-liberté de Grenoble, qui compte 36 places.

D’une capacité officielle de 268 places (dont les 36 de semi-liberté), le Centre pénitentiaire de Grenoble-Varces accueillait plus de 350 détenus en juillet 2017, pour une centaine de surveillant-e-s. (2) Cela représente un taux d'occupation de 160 à 170%. (1) Pour atteindre ce taux de sur-occupation, toutes les cellules conçues pour être individuelles ont été doublées. (2)

78% des détenus emprisonnés à Varces ont moins de 40 ans. (1)

Contrairement à d'autres prisons où certains tâches sont externalisées, la prison de Varces gère l'ensemble de ses besoins : restauration, maintenance, blanchisserie... Le budget total est d'environ 1,3 millions d'euros par an, hors "masse salariale" et "gros travaux" financés par la direction de l'administration pénitentiaire. (1)

Depuis septembre 2016, le Centre pénitentiaire de Grenoble-Varces est dirigé par Valérie Mousseeff, ancienne militante du Genepi Grenoble (1).

La prison de Varces est régulièrement pointée du doigt par l’Observatoire International des Prisons qui dénonce les conditions de détention, l’inhumanité, la surpopulation, la vétusté, l’insalubrité, les risques d’incendie, le climat de tensions et de violences à l’intérieur de la prison.

Notons que le 28 septembre 2008, un détenu a été abattu par un sniper posté dans la colline près de la prison. C'est la première fois en France qu'un détenu était abattu depuis l'extérieur d'une prison. Suite à cet assassinat, un grillage supplémentaire a été construit à l’extérieur de la prison, les murs d’enceinte ont été surélevés et la colline où se situait le tireur a été partiellement déboisée.

Une info insolite pour terminer : depuis l'été 2017, pour remplacer les tondeuses, une vingtaine de moutons d'Ouessant de la société privée Greensheep patûrent toute l'année sur 16 000 des 26 000 mètres carrés d'herbes du "glacis", la zone interdite qui sépare le grillage extérieur du Centre pénitentiaire de son premier mur d'enceinte. (3)

(1) Dauphiné Libéré, 30/04/17
(2)
Dauphiné Libéré, 11/07/17
(3) Dauphiné Libéré, 20/08/17

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